L’ambroisie est une plante envahissante et fortement allergisante, originaire d’Amérique du Nord, qui colonise de nombreux types de sols :
- parcelles agricoles
- bords de cours d’eau
- zones de chantiers
- jardins
- parcs
- bords de routes
Son pollen est particulièrement puissant : 5 grains par mètre cube d’air suffisent à déclencher une réaction allergique chez les personnes sensibles (rhinite, conjonctivite, urticaire, voire aggravation de l’asthme).
Mercredi 8 juillet, un chantier d’arrachage a été organisé sur une parcelle de Vinci Autoroutes près du marché au cadran. Une quinzaine de participants, élus, employés de services techniques ou routiers, ont appris à reconnaître la plante avant de nettoyer la zone. En moyenne, une centaine de pieds et plantules ont été arrachés en l’espace de dix minutes.
Pourquoi agir avant le 15 août ?
La période de floraison de l’ambroisie débute mi-août.
Arracher les plants avant cette date permet d’éviter la production et la dissémination du pollen. À l’inverse, pendant ou après la floraison, il ne faut plus intervenir : arracher la plante à ce stade risquerait de disperser ses graines et d’aggraver la situation l’année suivante.
Une fois dispersées, les graines d’ambroisie restent viables durant une décennie. Toute intervention postérieure au 15 septembre accroît la propagation.
La lutte contre cette plante nécessite ainsi un engagement durable pour préserver la biodiversité locale.
Comment procéder ?
En présence de quelques plants avant la floraison, il est possible de les arracher soi-même sans protection. Il suffit ensuite de laisser sécher les pieds sur place ou de les éliminer.

Pour des infestations plus importantes ou sur un terrain qui ne vous appartient pas, vous pouvez signaler la zone concernée sur la plateforme dédiée : https://signalement-ambroisie.atlasante.fr. Le signalement est transmis au référent ambroisie de la commune, ou à défaut à la mairie.
Cette action de prévention, portée avec le CPIE de la Corrèze, contribue à réduire les risques d’allergie et à préserver la santé publique sur le territoire. Elle s’inscrit dans le contrat local de santé 2024-2029.


